Présentation de leurs travaux de thèse par Nicolas Garnier et Ali Hatapçı.

03 February 2020 - 17 h 00 min - 19 h 00 min


Lundi 20 janvier – présentation de leurs travaux de thèse par Nicolas Garnier (1) et Ali Hatapçı (2).

(1) Le travail des femmes missionnaires britanniques en Chine de 1865 à 1914 : maternalisme impérial ou alliance féministe ?
Cette présentation étudiera les rapports hiérarchiques qui existèrent entre femmes missionnaires britanniques et femmes chinoises converties au Christianisme ou non sur la période 1865-1914. Les femmes missionnaires britanniques dénoncèrent ce qu’elles qualifièrent de pratiques néfastes à l’égard de leurs consœurs chinoises, particulièrement la pratique des pieds bandés, l’infanticide frappant les petites filles et la vente de femmes et d’enfants à des réseaux de prostitution afin de financer une addiction à l’opium. De plus, les femmes missionnaires de plusieurs missions britanniques soulignèrent l’isolement dont soufrèrent les femmes chinoises. Cette présentation comparera ces considérations genrées afin de comprendre de quelle manière les femmes missionnaires ont pu évaluer leurs positions à la lumière des souffrances de leurs consœurs. Se sentaient-elles privilégier de pouvoir évoluer en public dans un territoire étranger ? Ont-elles remis en cause leurs conditions de vie en métropole en assimilant cette subordination à celle dont souffrait leurs concitoyennes ? Ont-elles profité d’une position de supériorité due à leurs origines géographiques et sociales ? Afin de répondre à ces questions, une attention particulière sera portée sur le rôle des ‘Biblewomen’ : ces femmes chinoises chrétiennes qui accompagnèrent les femmes missionnaires, leur servant principalement d’interprètes, et qui travaillèrent également en autonomie, parvenant même à trouver leurs propres financements.

(2) Geographies and Communities of Science: Natural History in the VictorianMidlands:
How did the practice of science in nineteenth-century provincial England relate to geography? Due to its considerable popularity in Victorian Britain, the history of natural history provides an apt point of access to such a question. The majority of the votaries of this ‘popular’ science—in the sense that it was accessible to many, both to participate in knowledge creation and to appreciate—were provincials who formed societies and clubs dedicated to ‘working out’ the natural history of their vicinities. Motivated to emulate other towns and to make their contribution to science, societies and clubs established museums and published the outcome of their fieldwork. While the subject of their inquiry was adamantly local (natural history), county being the limit, some provincial natural history societies and periodicals made attempts to ‘imagine’ larger communities of naturalists beyond their towns or counties. One such example was the Midland Naturalist, a monthly magazine published by the Midland Union of Natural History Societies between 1877 and 1893. This magazine aimed at creating a regional community of naturalists in the central counties of England. Another example was the Woolhope Naturalists’ Field Club in Hereford, on whose agenda from 1867 onwards popularisation of mycology in Britain became prominent, and Hereford remained the centre of mycological research for two decades in Britain. By looking at the Midland Naturalist and the Transactions of the Woolhope Naturalists’ Field Club, I will discuss the communities that they imagined.