Histoire du politique dans les mondes anglophones

S’inscrivant dans une longue durée (17e-21e siècle), cet axe s’interroge sur la nature de l’espace appelé « anglophone » et sur les composantes variées de ce monde. Le nom « Histoire du politique » n’est en rien limitatif ; il s’agit au contraire de multiplier les approches pour échapper à une interprétation unique du politique et utiliser l’histoire sociale, culturelle et intellectuelle pour s’interroger sur ce qui constitue les identités politiques et sur les liens entre la politique et la vie quotidienne.

L’axe se structure autour de cinq thématiques principales :

  1. Politiques internationales et réseaux diplomatiques dans les mondes anglophones
  2. Migrations, Discriminations, Inégalités raciales et ethniques
  3. Construction des identités nationales et des mythes nationaux
  4. Démocratie, démocratisation et politisation en Amérique du Nord et au Royaume-Uni.
  5. L’espace atlantique et la première mondialisation, 1600-1850

 

Ces thématiques entretiennent toutes des liens importants avec l’axe Genre et les différentes traverses (Écrire l’histoire depuis les marges, classes populaires, presses périodiques, culture matérielle) qui émanent de l’axe Histoire du politique.

Coordonné par

Will Slauter

Séminaires liés :

Histoire du politique

Peripheral Knowledges

Les membres de l’axe :

Historienne de la Grande-Bretagne contemporaine, Clarisse Berthezène s’est spécialisée dans l’histoire socio-culturelle et intellectuelle de la politique. Ses travaux portent sur l’histoire du conservatisme dans une perspective transnationale. Ses premières recherches ont été consacrées à l’histoire des intellectuels conservateurs dans l’entre-deux-guerres et dans l’immédiat après-guerre. Depuis quelques années, elle travaille sur les mobilisations politiques des femmes et sur l’articulation entre le secteur associatif et les partis politiques. Elle est actuellement porteuse d’un projet européen COST, « Who cares in Europe ? » qui réunit des chercheurs de plus de 25 pays et qui aborde l’histoire de la protection sociale au cours d’un long XXe siècle en interrogeant l’idée d’un « modèle social européen ». Elle est également engagée dans une étude comparée des mobilisations politiques des femmes en Europe et du rôle de l’action sociale dans leur trajectoire politique.  Enfin, elle partage avec Jean-Christian Vinel et d’autres un projet de recherche comparatif sur l’histoire des classes populaires au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France.

 

Myriam Boussahba-Bravard est spécialiste de l’histoire des femmes et du genre durant le XIXème siècle anglais, de l’histoire de la citoyenneté britannique, ainsi que de la discussion entre histoire du suffrage et celle du suffragisme. Elle s’intéresse aussi à la presse et aux magazines anglais de 1850-1914. Elle travaille actuellement sur le premier internationalisme féminin, plus spécialement celui des Anglaises avant 1914, et sur les femmes dans les expositions internationales. Elle amorce un nouveau projet sur les masculinités et l’écriture de soi à la veille de la Première Guerre Mondiale.

 

Laurence Cros est spécialiste du Canada, plus précisément de l’interaction entre l’écriture de l’histoire et la construction de l’identité nationale, mais aussi de la façon dont cette identité s’exprime à travers les politiques étrangère et migratoire. Outre cette focalisation sur les manifestations de l’identité nationale canadienne, elle travaille actuellement sur la notion de fiction historique.

 

François De Chantal est spécialiste des institutions politiques américaines, plus particulièrement du Congrès, ainsi que du système électoral et des partis politiques américains pour la période contemporaine. Il est co-directeur de la revue « Politique Américaine » . Son prochain ouvrage, « Obama’s Fractured Legacies » paraîtra aux Editions Universitaires d’Edinburgh en 2020. Il travaille d’une part sur les mutations de la forme partisane aux Etats-Unis dans le cadre de deux projets collectifs, l’un sur la « culture de défiance » dans la vie publique et l’autre sur l’utilisation du « Big Data » par les partis politiques. Il travaille par ailleurs sur un livre analysant les républicanismes comparés entre la France et les Etats-Unis dans le cadre de leur « présidentialisation », depuis le New Deal pour les Etats-Unis et depuis 1958 en France.

 

Bénédicte Deschamps est spécialiste de l’histoire de l’immigration aux Etats-Unis, en particulier des Italo-Américains, ainsi que de la presse ethnique et de l’eugénisme aux Etats-Unis. Elle travaille actuellement sur l’émigration politique italienne aux Etats-Unis au XIXème siècle et son ouvrage La presse italo-américaine du Risorgimento à la Grande Guerre va bientôt paraître.

 

Véronique Elefteriou-Perrin est spécialiste de l’histoire du cinéma américain, de l’usage de l’image dans des contextes de guerre et de la représentation des communautés juives dans la culture visuelle américaine. Elle travaille actuellement sur le monde du film dans le contexte de la Grande Guerre et de l’après-guerre aux Etats-Unis.

 

Ariane Fennetaux est spécialiste de la culture matérielle du long dix-huitième siècle et plus particulièrement du vêtement et du textile. Elle a publié l’ouvrage The Pocket : A Hidden History of Women’s Lives 1660-1900 (Yale University Press, 2019) co-écrit avec Barbara Burman. Elle travaille actuellement sur l’histoire globale du vêtement et du textile et coordonne l’action structurante pluri-dsiciplinaire Global Matters qui s’intéresse à l’histoire globale de la culture matérielle et des techniques.

 

Ary Gordien est Chargé de recherches à l’Université de Paris/LARCA, CNRS.
Docteur en anthropologie, il a soutenu sa thèse « Nationalisme, race et ethnicité en Guadeloupe : constructions identitaires ambivalentes en situation de dépendance. » en 2015.
Ses thèmes de recherche portent sur :

  • Antiracisme et rapports sociaux de races aux Antilles et en France hexagonale
  • Nationalisme, ethnicité et politiques identitaires dans la Caraïbe
  • Danses, traditionalisme et folklore
  • Etudes de genre et des questions LGBTQI+
  • Politisation de la mémoire de l’esclavage dans la Caraïbe et en France hexagonale.

 

 Catherine Lejeune est spécialiste de l’histoire de l’immigration au XXe et XXIe siècle, du système migratoire étasunien, de la citoyenneté informelle des migrants en situation irrégulière, de la migration et de la diversité urbaine. Ses recherches initiales portaient sur les processus d’identification des migrants d’origine mexicaine vivant dans la région frontalière Etats-Unis/Mexique. Ses recherches plus récentes portent sur l’évolution de la politique migratoire étasunienne et son impact sur les migrants en situation irrégulière. Elle s’intéresse également aux mobilisations politiques des jeunes sans papiers qui contribuent au débat sur les nouvelles formes de citoyenneté. Elle co-dirige avec D. Pagès-El Karoui, C. Schmoll et H. Thiollet l’ouvrage collectif Migration and Cosmopolitanism in a Globalised World: Situating Urbanity in Comparative Perspectives, à paraître.

 

Charles-Edouard Levillain est spécialiste des relations anglo-néerlandaises entre 1650-1750 et de l’historiographie du Grand Siècle en Angleterre, en Allemagne et aux Pays-Bas (1850-1950). Il travaille actuellement sur une monographie sur « The Life & Times of Marlborough » de Churchill.

 

 

Ariane Mak est spécialiste de l’histoire du travail et des classes populaires britanniques. Sa thèse proposait une histoire from below des grèves de mineurs durant la Seconde Guerre mondiale. Ses recherches actuelles portent sur les politiques de la vie quotidienne au sein des mondes ouvriers (graffitis du Home Front ; étude du vote Leave dans les anciens bassins miniers). Elle s’intéresse également à l’histoire sociale des savoirs et mène des recherches sur l’histoire du Mass-Observation ainsi que sur l’histoire orale britannique.

 

  • Mark Meigs, PR

 Mark Meigs est spécialiste d’histoire et civilisation  américaine. Sa recherche porte sur les changements qui ont affecté la société et les institutions culturelles entre la Guerre Civile et la Seconde Guerre Mondiale. Il a écrit une cartographie historique des musées de Philadelphie montrant comment ces institutions sont le reflet des réalités politiques et sociales de la ville. Il co-dirige la revue en ligne Arts of War and Peace.

 

Allan Potofsky est spécialiste de l’histoire du monde dans l’espace atlantique, des Révolutions américaine et française et de l’histoire urbaine. Il travaille actuellement sur un projet de livre : Paris-Atlantique, XVIIe et XVIIIe, et sur un article « Relations entre les Révolutions américaines et française, le commerce franco-américain, et le corps consulaire français dans l’Amérique du nord ».

 

Les intérêts de Stéphanie Prévost recouvrent la politique intérieure, impériale et étrangère britanniques sur le long XIXème siècle, en particulier les relations britannico-ottomanes et les représentations de l’Orient. Elle a récemment co-dirigé, avec Anna Caiozzo et Laurent Dedryvère, l’ouvrage Le Touran : entre mythes, orientalisme et construction identitaire (Presses Universitaires de Valenciennes, 2019). Elle prépare actuellement une monographie (British Liberals and the Eastern Question (1875-1915)).

 

Marie-Jeanne Rossignol est spécialiste de l’antiesclavagisme en Amérique du nord, de la Révolution à la guerre de Sécession. Elle a fait partie du projet collaboratif Ecrire l’histoire depuis les marges de 2013 à 2016. Elle travaille actuellement sur un livre en français présentant la question de l’antiesclavagisme aux Etats-Unis de 1776 à 1830.

 

Paul Schor est spécialiste de l’histoire sociale des Etats-Unis pour la période contemporaine, de l’histoire des minorités, de l’immigration et de la ségrégation, ainsi que l’histoire de la consommation et de la musique contemporaine. Il  travaille actuellement sur la fabrique de l’américanité (1860-1945), incluant ainsi l’histoire des normes de la vie quotidienne, la standardisation des pratiques, et l’intégration des consommateurs minoritaires et/ou ruraux au marché national.

 

Will Slauter est spécialiste de l’histoire de l’édition et des médias, ainsi que du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle. Il vient de publier l’ouvrage Who Owns the News ? A history of Copyright, et co-dirige actuellement un projet sur la circulation des images et la loi du copyright au XIXème siècle aux Etats-Unis et Royaume-Uni.

 

Jean-Christian Vinel est spécialiste de l’histoire politique des Etats-Unis au XXème siècle, de l’histoire des relations professionnelles et du droit du travail, XIX-XXème, de l’histoire des mouvements conservateurs depuis le New Deal et de l’histoire de l’Etat. Il travaille actuellement à la rédaction d’un livre intitulé « Reaction At Work : The Right, Labor, and the Making of the New Gilded Age, 1935-2008 », qui entend proposer une nouvelle interprétation de l’histoire du travail aux Etats-Unis. Il partage avec Clarisse Berthezène et d’autres un projet de recherche comparatif sur l’histoire des classes populaires au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France.

 

 

DOCTORANTS

Anna Audo travaille actuellement sur sa thèse intitulée « Fashion and collective becomings in british and american fashion curation », sous la direction de Catherine Bernard et Ariane Fennetaux.

 

 

Andy Cabot travaille actuellement sur sa thèse intitulée « Slavery, Empires and Diplomacy : France, Great-Britain and the United States in the Atlantic World, (1795-1825) », sous la direction de Marie-Jeanne Rossignol (directrice) et Allan Potofsky (co-directeur).

 

 

Patrice Dallaire est diplomate de carrière et a œuvré au niveau canadien et international. Sa formation a été centrée sur les relations internationales, la diplomatie et les langues étrangères. Il est actuellement Diplomate en résidence, à l’École supérieure d’études internationales (ESEI), à l’Université Laval. Ses recherches portent sur les rapports entre les États-Unis et le Bas-Canada à l’époque jacksonienne de même que sur l’identité régionale en Nouvelle-Angleterre entre 1789 et le déclin du Parti fédéraliste dans les années 1820.

 

Nicolas Garnier travaille actuellement sur sa thèse intitulée « In Him, there is no male or female: le statut des femmes missionnaires britanniques au sein de la China Inland Mission : innovation, pragmatisme et conformisme, 1875-1914. », sous la direction de Myriam Boussahba-Bravard.

 

 

Jihed Hadroug travaille actuellement sur sa thèse intitulée «La Diplomatie Publique des Etats-Unis dans la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient): Etude du programme d’échange Fulbright en Tunisie. », sous la direction de François Vergniolle De Chantal. Il a publié l’article suivant « Post Arab Spring anti-Americanism: A Wake-up call to refresh U.S. foreign policy in the re-gion? » United Nations Association-USA Cornell Journal of International Affairs, 2016. pp. 52-62.

 

Ali Hatapçi travaille actuellement sur sa thèse intitulée « Vulgarisation scientifique dans/par les périodiques britanniques au dix-neuvième siècle (c.1860-c.1880) », sous la direction de Myriam Boussahba-Bravard.

 

 

Gabriel Lattanzio travaille actuellement sur sa thèse intitulée « Syndicalisme et immigration aux Etats-Unis de 1964 à 2000 », sous la direction de Mark Meigs.

 

Marion Leroch travaille actuellement sur sa thèse intitulée « La citoyenneté à l’épreuve des corps : la campagne nationale et internationale contre les Contagious Diseases Acts et son héritage immédiat, 1864-1914 », sous la direction de Myriam Boussahba-Bravard.

 

  • Julie Malet

 Julie Malet travaille actuellement sur sa thèse intitulée : « Parler Vrai : la crise du professionnalisme politique au sein du Parti républicain (2008-2016) », sous la direction de François Vergniolle de Chantal.

 

Audrey Mallet travaille actuellement sur sa thèse intitulée « Les rapports médiatiques dans la jeune république américaine et le débat britannique sur la Révolution française. Production, diffusion et réception des idées républicaines dans le monde atlantique révolutionnaire, 1791-1815 », sous la direction d’Allan Potofsky

 

  • André Rakoto

Thèse « Les Etats-Unis, une démocratie en armes : Construction du fait militaire, mémoire et histoire publique, stratégie internationale »VAE. Soutenue le 20 décembre 2019.

 

  • Lauriane Simony

Lauriane Simony travaille actuellement sur sa thèse intitulée « Le British Council en Birmanie (1948-1962) : politique linguistique et diplomatie culturelle » sous la direction de Pauline Schnapper et Mélanie Torrent.

 

Véronique Viarnes-Ward travaille actuellement sur sa thèse intitulée « La nébuleuse associative de protection de la nature et des animaux et ses réseaux en Grande-Bretagne, 1870–1950 », sous la direction de Clarisse Berthezène.