Premières modernités et circulation des savoirs

L’axe rassemble des spécialistes de littérature, philosophie, peinture, histoire politique et sociale, médecine ou culture matérielle dont les objets de recherche s’étendent de la première modernité au long dix-huitième siècle : les modernités, sur ce long terme, se formulent donc au pluriel. Nos objets de recherche, qu’ils soient textuels, archivistiques, visuels, ou matériels, sont le produit d’une époque où les distinctions disciplinaires entre littérature, philosophie, histoire et histoire de l’art ne correspondaient pas à la réalité des pratiques et de la production des discours et où les frontières entre les champs du savoir étaient poreuses.

Transdisciplinaire, l’axe « Premières Modernités » est naturellement amené à se faire le laboratoire d’une réflexion sur ce que sont les disciplines académiques traditionnelles et la manière dont c’est souvent à la croisée de différentes disciplines que se saisissent les circulations intellectuelles, artistiques, politiques, ou marchandes dans un monde en transformation. Les mutations épistémologiques que connaissent la période et leurs expressions diverses (visuelles, matérielles, géographiques, matérielles, scientifiques ou littéraires) sont au cœur de nos questionnements.

Les ouvrages liés à la Traverse :

 

Coordinatrices :

Vasset Sophie et Fennetaux Ariane.

Séminaire lié :

 Esclavages et sociétés esclavagistes

Les membres de l’axe :

Laetitia Coussement-Boillot est spécialiste de littérature anglaise de la première modernité (XVIème et XVIIème siècles), du théâtre de Shakespeare et de ses contemporains, et des femmes auteures de cette période. Elle participe actuellement à l’élaboration du projet d’encyclopédie en ligne « Les objets de la littérature baroque : littérature et culture matérielle dans les Iles britanniques et la France de la première modernité ».

 

Ariane Fennetaux est spécialiste de la culture matérielle du long dix-huitième siècle, du vêtement et textile, et du recyclage. Elle travaille actuellement sur l’histoire du vêtement appréhendée d’un point de vue d’histoire matérielle et d’histoire globale. Plus particulièrement elle travaille à un projet portant sur les robes de chambre et la circulation des techniques et des pratiques à l’ère de la première globalisation. Elle coordonne l’action structurante Global Matters qui porte sur les circulations matérielles à l’époque moderne.

Le projet associe les laboratoires LARCA, CRCAO, ICT, SPHERES et LIED et va permettre un certain nombre de publications sur la culture matérielle et sur l’histoire globale. En collaboration avec des musées et leurs conservateurs, un série de capsules vidéos de médiation de la recherche sont en cours de réalisation.

 

Jean-Marie Fournier est spécialiste de littérature romantique, de poétique et de l’orientalisme et travaille actuellement à la rédaction d’un ouvrage sur les diverses traditions qui conduisent à la forme spécifique de l’ode romantique.

 

 

Charles-Edouard Levillain est spécialiste des relations anglo-néerlandaises entre 1650-1750 et sur l’historiographie du Grand Siècle. Il travaille actuellement sur une monographie sur « The Life & Times of Marlborough » de Churchill.

 

 

Lynn S. Meskill est spécialiste du théâtre du XVI-XVIIe siècles et travaille actuellement sur un livre traitant de la fortune dans l’oeuvre de Shakespeare. Elle travaille à la traduction et l’édition critique d’un traité proto-feministe de Marguerite Buffet, Eloges, 1668, et à la rédaction d’un article « Reception du théâtre de 17e siècle dans l’oeuvre Gordon Craig (1872-1966) ».

 

Spécialiste de la littérature anglaise des XVIème et XVIIème siècles, avec un intérêt particulier pour le théâtre (Shakespeare et ses contemporains), la littérature viatique et la géographique, et la réception de l’image de l’Orient (empire ottoman et Perse) dans ces cadres. Ses travaux les plus récents incluent une édition critique de Three Romances of Eastern Conquests (Manchester University Press, 2018) et un volume collectif d’essais co-édités avec Claire Gallien sur Eastern Resonances in Early Modern England (Palgrave Macmillan, à paraître fin 2019).

 

 Frédéric Ogée est spécialiste de littérature et d’histoire de l’art britanniques. Commissaire de l’exposition sur le peintre anglais William Hogarth au Musée du Louvre en 2006, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment Les paysages absolus (Hazan, 2010) sur J.M.W.Turner. Il écrit actuellement une monographie sur le portraitiste Thomas Lawrence (1769-1830), et prépare une anthologie d’écrits d’artistes, Truth and British Art, 1700-1945.

 

Allan Potofsky est spécialiste de l’histoire du monde dans l’espace atlantique, des Révolutions américaine et française et de l’histoire urbaine. Il travaille actuellement sur un projet de livre : Paris-Atlantique, XVIIe et XVIIIe, et sur un article « Relations entre les Révolutions américaines et française, le commerce franco-américain, et le corps consulaire français dans l’Amérique du nord ».

 

 

Ses recherches portent sur l’histoire des médias, l’histoire du copyright / droit d’auteur, et la circulation des textes et des images en Grande Bretagne et aux États-Unis.

 

 

 

Sophie Vasset travaille sur l’histoire de la médecine et la littérature au dix-huitième siècle. Ses recherches actuelles portent sur la stérilité et les eaux minérales en Grande-Bretagne.

 

 

Doctorants

  • Victoria Griffon

Victoria Griffon est professeure agrégée d’anglais et enseigne actuellement dans le secondaire. Elle prépare une thèse en littérature anglaise depuis septembre 2018, intitulée « Décentrement, discontinuités et ruptures dans la poésie épique de John Milton » sous la direction de Ladan Niayesh.

 

Alice Monter est doctorante à l’Université de Paris et l’Université de Liverpool, sous la direction de Frédéric Ogée et Gregory Lynall. Sa thèse en cotutelle porte sur la satire politique et l’identité partisane Tory, ainsi que sur les aspects politiques du système de patronage, dans la première moitié du dix-huitième siècle.

 

 Manon Turban est professeure agrégée d’anglais et prépare actuellement une thèse sur les monstres et les émotions dans le théâtre de Shakespeare. Ce travail s’inscrit dans la continuité de son mémoire de M2 consacré à l’étude des monstres et du monstrueux dans A Midsummer Night’s Dream, Othello et The Tempest et qui reçut le prix du mémoire de la Société Française Shakespeare en janvier 2016.